Xavier BOURBON, Président AEMIC

Les JTIC réunissent les acteurs des filières des grains, des semenciers et organismes stockeurs à la seconde transformation, autour d’un salon et de conférences. En 2018, elles ont attiré 1800 visiteurs et une centaine d’exposants sur deux jours. « Pour leur 70e édition, les Journées techniques des Industries céréalières (JTIC) se dérouleront les 16 et 17 octobre à Lille. Après 4 années à Paris, nous souhaitions proposer une destination inédite, pour pouvoir attirer un nouveau public, et retourner au plus près des terroirs », explique Xavier Bourbon, président de l’association organisatrice de l’événement, l’AEMIC. « Ce choix de la capitale des Flandres permettra, nous l’espérons, de compter parmi nous des professionnels du nord de l’UE. »

Première région productrice de blé tendre en France, les Hauts-de-France comptent sur leur territoire plusieurs poids lourds de la transformation et la commercialisation des céréales et bénéficient d’une tradition brassicole bien ancrée. En 2019, « nous proposerons d’ailleurs, pour la deuxième fois, une conférence sur la qualité des orges de brasserie », en partenariat avec l’IFBM (Institut français des boissons, de la brasserie et de la malterie). « Comme nous le faisons chaque année pour le blé avec notre partenaire ARVALIS, nous dresserons un portrait-robot de la récolte avec une approche à la fois économique et technique. Quelles sont les caractéristiques de la campagne ? Et comment impactent-elles les process de transformation ? » Une initiative légitime pour les JTIC qui ont été créées, il y a 70 ans, pour assurer aux opérateurs des filières une mise à jour de leurs connaissances techniques mais aussi des évolutions technologiques, sociétales ou encore législatives susceptibles d’influencer leur activité.

L’événement propose justement cette année de revenir aux fondamentaux du travail de meunier en réalisant une étude de l’influence du Poids de mille grains, qui peut être travaillé à l’étape de triage, sur leur comportement en mouture. Les conséquences sur la panification seront aussi explorées.

Les mélanges de variétés et même d’espèces dans les champs se démocratisent et la tendance à une moindre protection des cultures rend les récoltes potentiellement moins homogènes. L’INRA propose de se pencher sur les moyens de valoriser au mieux cette variabilité des matières premières chez les transformateurs.

Sujet plus prospectif, les JTIC s’interrogeront sur l’apport potentiel de l’intelligence artificielle dans les industries de transformation des céréales. Quelle place peut-elle s’y faire ? Peut-elle booster leur activité ?

En clôture des deux journées, sera dressé un état des lieux des mutations en cours sur le marché de la boulangerie et les orientations à prendre dès aujourd’hui. « Nous avons opté pour un planning réservant plus de temps aux visiteurs pour profiter de l’exposition et des solutions proposées par les entreprises exposantes. »

La soirée de gala sera de retour cette année « pour fêter les 70 ans de notre événement, se réjouit Xavier Bourbon. Elle reste une occasion de prolonger les opportunités d’échanges entre professionnels en toute convivialité. »