Les stages réservés à ses clients que les Moulins Bourgeois ont organisé au château de Vaux-le-Vicomte sont une belle histoire. Il était une fois une grande famille, les Vogüé, qui possèdent la demeure historique privée la plus visitée de France. Pour l’entretenir, ils contactent les entreprises de leur région pour du mécénat culturel, et parmi elles, les Moulins Bourgeois. L’histoire aurait pu en rester là, celle d’une simple contribution, or elle ne fait que commencer.

Fort de l’ancrage du moulin en Seine et Marne et de sa dimension également familiale, il se noue une relation qui va permettre aux Moulins Bourgeois d’organiser 4 sessions de stages ; deux qui ont eu lieu fin juin, et deux autres fin août. Pour être digne du décor de l’un des plus beaux châteaux de France qui inspirera celui de Versailles, le moulin a conçu un stage à la hauteur des lieux : un stage « retour aux sources », pur levain et pétrissage manuel.  Dans ce cadre, les boulangers participants ont travaillé avec des farines biologiques, notamment des farines de meules dont les céréales sont toutes écrasées au moulin (blé, seigle, sarrasin, épeautre, engrain). Ont été aussi utilisées des farines issues de variétés anciennes cultivées en population. Un stage zéro plastique : l’opportunité d’organiser ces stages dans un lieu d’exception a incité le moulin à adopter une démarche environnementale. Le plastique a été banni au profit de bacs à pâte en bois, d’eau mise en carafe ou en broc de verre, et de cornes à pâte également en bois. De belles balances Roberval ont remplacé sans erreur les balances électroniques. Une cuisson au feu de bois : pour la circonstance, la roulante militaire, modèle 1954, alimentée au bois a parfaitement fonctionné et a parachevé un décor sur mesure, ponctué de jolies bottes de paille. Au cours de ce stage, les nouveautés mises au service du bon goût du pain n’ont pas été négligées. La nouvelle gamme de farines et céréales toastées et torréfiées au moulin, ont été utilisées avec plaisir par les boulangers, un peu comme le ferait un cuisinier avec ses épices. Toutes ces sessions se sont déroulées sous les yeux des visiteurs du château qui n’ont pas manqué de poser des questions ni de déguster la production du jour. Une belle histoire assurément, qu’on aimerait voir se prolonger comme un conte de fées !